La maison verte

Quand je suis arrivé aux Îles il y a déjà quelques années, c’est une maison verte qui m’a accueilli. J’ai squatté à quelques endroits, mais c’est chez elle que j’ai réellement posé mes fesses en me sentant chez moi pour la première fois : une maison verte comme Fatima-la-belle. La maison n’était pas touristique; elle n’avait pas une vue à couper le souffle (pour les Îles, on s’entend…). Elle était fonctionnelle, mais aurait mérité un peu d’amour. La peinture vert électrique des bardeaux écaillait. Certaines lattes du plancher flottant se déplaçaient. Je me suis cogné l’orteil sur le plancher inégal près … Continuer de lire La maison verte

Renaître de décembre

Le temps des fêtes a toujours été pour moi un temps de réjouissances. Plus je vieillis, plus il devient également temps de gratitude, où je me donne la mission de remercier les gens qui m’ont le plus aidé (ou aimé) durant l’année. Je suis de ceux qui commencent à écouter la musique de Noël à peu près au même temps où la bûche de Noël Vachon se pointe le bout du nez (c’est-à-dire PRESQUE AVANT L’HALLOWEEN). Pourtant, étrangement, cette année, cette euphorie a laissé place à autre chose, une sorte de contemplation. Je crois que j’ai vieilli. Je ne le … Continuer de lire Renaître de décembre

Sweet sixteen ou Lettre à l’ado que j’ai déjà été

Ti-Pou, D’abord sache que je vais t’appeler Ti-Pou parce que c’est maintenant pour moi quelque chose d’affectueux, et une marque de proximité. C’est comme ça que j’appelle les gens que j’aime. Je sais que t’aimeras pas ça parce que c’est infantilisant, mais accorde-moi le droit de te donner au moins cette marque d’affection-là. C’est comme un « Ti-Pou » ironique, si tu veux. Y a un peu de LOL dedans. Okay okay, j’arrête d’essayer de faire le jeune. La première chose, Ti-Pou, c’est que ça vaut la peine de vivre, et de vivre au-delà du sweet sixteen, dans la cour … Continuer de lire Sweet sixteen ou Lettre à l’ado que j’ai déjà été