L’art du départ

Ciel de Turquie

Crédit : Jean-Étienne Solomon

Les Îles de la Madeleine sont sous les grandes lumières mois d’août. Celles des étincelantes nuits filantes et des magnifiques journées de ciel bleu.

C’est l’été qui commence, mais pour beaucoup de gens, c’est l’heure du départ.
Autour de moi, de petits et grands voyages se dessinent.

Je ne peux que remarquer qu’à l’aube d’un départ, la fébrilité fait son chemin.

Et que la vie, quand même, a une étrange manie. La manie de nous tester, de nous faire douter.
Et ce, dans ces moments qui nous sont des plus importants.
À l’aube d’un précieux projet, d’un voyage, d’un départ. La vie te teste, te lance un défi.

D’éternelles interrogations et des doutes qui arrivent par surprise.
Malgré son importance, c’est quoi la valeur de cette remise en question? Souvent nulle. Simpliste.

Avoir mille occasions, mais aucune réelle bonne raison de virer de bord.
Il s’agit de revenir aux sources, de faire confiance à ses choix.
Parce que lorsque que ce projet te ressemble,
… qu’il t’habite et te fait rêver depuis si longtemps
… qu’il est ancré dans ton cœur
… qu’il a germé dans ton esprit
… qu’il a grandi dans tes rêves

Il n’y a rien de plus vrai.

Suffit d’avoir confiance, le sourire bien accroché.
Parce que le doute, ça aspire l’énergie. Et qu’imaginer les chagrins ça les rapprochent instantanément.
Le grand risque, finalement, est celui de se perdre soi-même.
Que tes rêves, tes ambitions, qui, par le doute, s’égarent.

Tu es à l’aube d’un départ.
Tu as un rendez-vous avec et des tonnes de gens, d’aventures, de surprises, et qui sait!

Surtout, tu as un rendez-vous avec toi-même. C’est le temps de vivre pleinement le présent et l’ailleurs à part entière, à en faire déborder l’inattendu. Partir léger, avec cette impression de voler sur place.

Alors si un doute apparaissait à ton esprit à l’aube d’une grande aventure, ou d’une petite, il ne s’agirait seulement que de la dernière étape à passer avant d’aborder l’hors de l’ordinaire, et le bonheur simple.

L’art du départ.
C’est aussi d’avoir, dans le ventre, des tonnes de papillons.
Qu’on a l’impression qu’on s’envolerait, même sans avion.

La trame :

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