Comment, finalement, ne pas parler de yoga.

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Crédit : Jean-Étienne Solomon

 

J’ai été faire une séance de yoga.
Mais ce n’est pas ce dont je vais parler.
Parce que je ne vous dirai pas à quel point je pouvais avoir l’air ridicule dans certaines postures.
Parce qu’aussi je vais parler du contraire.
Comment, finalement, le ridicule n’est pas.

Alors je ne parlerai pas de ma séance de yoga de cette semaine.
Je cherche plutôt à parler de « performance ».
La performance, c’est tout et rien à la fois.
C’est du trop et du pas assez.
De l’extrême finalement, à trop grande dose.
Je crois, qu’en progressant dans la vie, On réalise de moins en moins qu’on nous impose de performer.
C’est embêtant.

La performance. La pression.
On la comprend moins, elle est là, on la côtoie, elle nous tue à petit feu.
Et on l’évacue difficilement.
… la performance scolaire, les attentes au travail, la compétition au sport, la comparaison avec les pairs, l’éducation des enfants, c’est sans fin.

Performance, Pression.
C’est une atteinte.

Performance, Pression.
C’est une attente.
Souvent fausse que l’autre a de nous.

C’est lorsque l’on ne se souci pas tellement du regard des autres,  que performance et pression deviennent plutôt : amélioration et bienêtre.

Alors on prend la place qu’on mérite Sans prétention.
Exemple d’une journée banale : Tu abandonnes l’idée de faire chauffer ton plat au travail ou à l’Université, la file est longue. Prétexte : « Aussi bien laisser la place aux autres, pas plus grave que ça. ».

Et LA fois, quand finalement tu fais chauffer mon plat, une personne se pointe derrière, tu écourte la minuterie, cède la place, assez pressé, pour ne pas déranger.

Un jour, ça m’est arrivé.
Ce jour, j’ai esquissé un sourire J’ai laissé la minuterie à son heure, j’ai attendu que le micro-onde fasse sa job.
Un bon 2min30.
Et j’ai jasé avec le gars qui attendait derrière moi.
ll vient de Bulgarie.
Puis, j’ai trouvé un endroit pour crécher sur les abords de la mer Noire pour le prochain voyage qui m’attendait.
En plus mes pâtes étaient chaudes.
Non mais!

Ce que je cherche à dire.
C’est que rien n’est malsain dans le fait de laisser la place à autrui, de s’effacer un peu, de faciliter l’existence des autres.

Mais rien n’est plus sain que de prendre la place qu’on mérite,
Se faire du bien, se respecter à part entière, tout comme on respecte l’autre.

Alors, voilà comment, finalement, le ridicule de mon histoire de yoga n’est pas.
Que la performance, la pression, l’atteinte et  l’attente, n’existent souvent que dans nos têtes.
Et qu’elles sont bien loin de l’amélioration du bienêtre.

Que l’on fasse, en somme, un grand bien à soi-même.
Et se déposera sur nous…
…par les façons les plus spontanées et magnifiques…
…le doux regard de l’autre.

Et la trame :
Big country du banjoïste Béla Fleck.

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