De l’imprévisibilité de la vie… comme de la mer

Lever soleil

La vie, ça ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu. Loin d’une trajectoire linéaire ou d’un long fleuve tranquille, elle nous surprend la plupart du temps. Tout est en mouvement, l’environnement dans lequel nous évoluons, les rapports sociaux qui nous lient les uns aux autres, les sentiments humains. Et tout est en interrelation, une chose pouvant influencer une série de réactions dont la nature n’est pas toujours explicable. Il y a tellement de variables qui entrent dans l’équation. En fait, s’il y a une chose qui est certaine, c’est que la vie comporte toujours une part d’incertitude et de réalité insaisissable.

La vie, c’est comme la mer. Il y a des jours où c’est comme une belle mer d’été, calme, d’un bleu profond, sans vagues, claire et éclatante sous les rayons du soleil. Et d’autres jours où c’est comme une grosse mer d’automne, agitée, d’un gris menaçant, soulevée par d’énormes vagues, trouble et terne sous les reflets des nuages sombres. Et entre les deux extrêmes, entre nos joies et nos peines, il y a toute une déclinaison de bleu et de gris, autant de tons de mer, pendant lesquels se passe la vie. Entre les deux, il y a toi, il y a moi, il y a nous tous, qui parfois se laissent porter tranquillement par le courant, alors qu’à d’autres moments on se débat pour ne pas se laisser emporter par la vague. Entre les deux, il y a la vie qui fait tout ce qu’elle peut pour exister, entre nos hauts et nos bas, pour nous faire sentir encore vivant.

Malgré nos tempêtes, les vagues déferlantes et les grandes marées sur nos vies, on continue de s’accrocher. Il y a des journées où on se sent la force d’affronter les tempêtes avant de s’ancrer. Et d’autres où on préfère trouver une baie calme pour s’abriter le temps de refaire des forces. On sait que même devant une mer agitée après le passage d’un ouragan, si grosses soient les vagues et les dégâts sur nos côtes, la mer, elle finit toujours par se calmer, comme la vie. Et nous, par se ressaisir, par récupérer, par se reconstruire, comme nos Îles, comme nos dunes, après la tempête.

La vie, c’est comme jouer chaque jour son propre rôle, sans répétition. Chaque seconde qui passe ne revient jamais, chaque geste, chaque parole, chaque première fois, c’est déjà la vie en soi qui se met en scène sous nos yeux et nos pieds. La mer, comme un ancrage, quand la vie se déroule sur une île. Miroir de l’être, trame de fonds, spectatrice de nos vies. La mer, comme la vie, capable du meilleur, comme du pire. Celle qui donne, mais qui parfois reprend, des morceaux de territoire, comme de nos êtres. Devant sa grandeur, sa force, son imprévisibilité, la mer, comme la vie, nous apprend à lâcher prise et à faire confiance.

Alors, même si la vie elle passe et pas toujours comme on s’imagine. Que parfois, elle va son chemin et toi le tien. Respire et fais confiance en la vie. Dans la vie, comme sur la mer, les tempêtes se calment toujours et laissent place à l’espoir des jours meilleurs, où la mer brille de nouveau de mille éclats sous les rayons du soleil, comme toi !

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La trame qui accompagne ce texte : Immensité – Les Soeurs Boulay

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