Sexxxe

Source : http://www.pinterest.com/pin/117304765269616122/

Titre : Teenage couples
Crédit : Dharma Johannah Lee, http://www.pinterest.com/pin/117304765269616122/

 

J’ai envie de parler de sexe.

1-parce que le mot sexe c’est accrocheur, ça pogne, ça pique la curiosité 2-parce que je trouve que c’est encore trop souvent négatif, péjoratif, « malaisant », tabou. On dira ce qu’on voudra, parler de sexe c’est rare que ça met le monde super à l’aise. Faite le test chez vous : lors du souper de Noël, au moment où l’on coupe la dinde, dites à votre famille, vos amis « on parle-tu de sexe ? » Rire timide, gêne, sourire en coin, si ça va bien. Dans les familles plus traditionnelles on entendra « On est à table » C’est le moment de dire « Justement j’ai baisé dessus hier ». À ce moment là, vous saurez qui est à l’aise avec le sujet.

Ne vous méprenez pas, je serais la première à rougir et avoir le goût de me cacher. C’est pour ça d’ailleurs que j’ai envie d’en parler, démystifier ce tabou moi-même. En fait, c’est le court-métrage « prends moi », qui traite avec audace, délicatesse et respect le sujet de la sexualité de personnes vivant avec un handicap, qui m’a vraiment « donné le goût » d’en parler. Au premier coup d’œil, j’ai vu la froideur de la salle d’intimité du CHSLD, de faire l’amour assisté d’un préposé, puis, le rire des comédiens, la satisfaction, la beauté de l’acte était si présente que l’on en oubliait le contexte. Je voyais la passion, la sensualité, le bien-être post-coïtal, qui -on ne se le cachera pas- rend vraiment heureux. J’ai ensuite posé le regard sur moi, j’ai pensé à ma réalité à moi… bam, Tabou ! Je rougis, je m’autocensure, je me critique, je me juge et surtout, je me déclare officiellement pathétique. J’angoisse, je me trouve trop grosse, pas assez belle, pas à la hauteur, etc., etc. Je bois pour camoufler ma gêne, j’évite ce qui est compliqué et au final je complique ce qui est simple. Je n’espère même plus de saines relations qui pourraient être juste belles, agréables, jouissives ! Non, non, vraiment, moi je préfère me compliquer la vie, me mettre des barrières ou boire bin de l’alcool pour me sentir … mieux !?!

Alors voilà, en voyant ce sujet plus que tabou qu’est la sexualité des personnes handicapés, j’ai décidé de commencer par moi-même. Plutôt que de faire de la psycho-pop, j’ai envie de me lancer dans la sexo-pop. (Terme à ne pas taper sur Google à moins de vouloir tomber sur du porn) J’ai envie de briser des tabous, d’en parler tout simplement, sans jugement. Tout en condamnant haut et fort le sexe par défaut, par obligation, par habitude. Parlons sexe à table ce soir, parlons en ouvertement, répondons aux questions pour faire en sorte que ce soit juste beau !!!

 

La trame :

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