Pourquoi pas Pâques?

Easterbunnypa

Crédit : Jack from Mohrsville Pa., USA, http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Easterbunnypa.jpg

 

Dimanche matin, j’ai la grippe – enfin, je crois – et je sillonne les allées du Jean Coutu à la recherche de pilules qui me guériront. Ma mission étant réalisée, je me dirige vers la caisse pour payer et, à ma grande surprise, l’allée que je traverse est pleine d’animaux et d’œufs en chocolat…

Je réalise soudainement que j’ai zappé la St Valentin et que la prochaine fête – eh bien! – c’est Pâques. Pâques!?! Et c’est qu’ensuite, il m’est venu à l’esprit la question suivante : quel est le lien géopolitique entre la crucifixion du messie et un lapin souriant en chocolat qui goûte le plastique et dont les yeux sont faits de résidus de machine à sloche? Deux mille ans se sont quand même écoulés entre ces deux évènements.

J’aurais pu appeler mon ami Wikipédia, mais j’ai préféré faire appel à mon esprit scientifique. Je préfère vous signaler que pour ma part dimanche matin ne s’accorde pas très bien avec esprit scientifique.

Force est de constater que l’empire de l’Église catholique a encore une fois passé un pacte irréversible avec les animaux de la forêt. L’Église voulait acquérir l’emblème du lapin. Pourquoi le lapin? Sachant qu’il avait déjà fait ses preuves en surprenant la tortue par sa vitesse, en surprenant la lapine par ses va-et-vient et en surprenant l’empire de l’érotisme par son pompon et ses grandes oreilles.

L’ultime percée, avant d’atteindre le Valhalla et de boire le sang du Christ avec Odin, était d’établir un partenariat avec le Vatican pour que son image chocolatée, toutes qualités confondues, soit commercialisée internationalement lors de cette fameuse fin de semaine d’avril. Ainsi, malgré les baisses significatives de fréquentations des établissements catholiques, l’empire religieux puisait son financement au travers des innombrables points de vente des compagnies pharmaceutiques. Le Vatican contrôle encore la planète malgré un athéisme grandissant…

Ainsi, en ce dimanche matin, j’avais résolu un secret de deux mille ans. Étais-je en danger désormais? Je ne le crois pas, à moins que mon esprit ne me trahisse aux autorités.

Dans la rangée du bas, les œufs de Pâques étaient en spécial. J’en pris une douzaine en me disant que j’encourageais une cause qui en valait la peine : le prolongement du contrat de Guy Mongrain en tant qu’animateur de la poule aux œufs d’or.

Joyeuses Pâques!

 

Jean-François Laplante

 

La trame :

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