Renaître de décembre

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(c) Dave Meier 2016 // picography.co

Le temps des fêtes a toujours été pour moi un temps de réjouissances. Plus je vieillis, plus il devient également temps de gratitude, où je me donne la mission de remercier les gens qui m’ont le plus aidé (ou aimé) durant l’année.

Je suis de ceux qui commencent à écouter la musique de Noël à peu près au même temps où la bûche de Noël Vachon se pointe le bout du nez (c’est-à-dire PRESQUE AVANT L’HALLOWEEN). Pourtant, étrangement, cette année, cette euphorie a laissé place à autre chose, une sorte de contemplation.

Je crois que j’ai vieilli. Je ne le dis pas avec tristesse, mais avec un sourire dans la voix. Je crois que j’ai vieilli parce que j’en suis maintenant au temps où c’est toute l’année qui m’apparaît temps de réjouissances et de gratitude. Je ne dis pas que je serai toujours aussi optimiste, évidemment. Mais je sens qu’en moi quelque chose a changé cette année, et pour longtemps. Je ressors du temps des fêtes avec une sorte de déception. Pas que j’ai le sentiment d’avoir manqué quelque chose. Plutôt la déception que cette période qui pour moi est toujours festive et marquée de tendresse tire à sa fin.

Mais pourquoi, que je me dis, pourquoi décembre devrait-il être le seul temps où on reconnaît les gens qui nous entourent, où on passe du temps avec ceux qu’on aime, qu’ils soient de la famille ou pas ? Pourquoi devrait-on attendre décembre pour être dans la joie, se réunir, s’aimer ? Je crois au contraire que nous aurions avantage à (nous) célébrer à l’année, peut-être sans le sapin. Les moments que j’ai le plus apprécié durant les fêtes ont été des moments simples, anarchiques, imprévus. Voilà ce que je me souhaite, nous souhaite, pour 2017. Un peu de joli chaos, de bousculades, juste pour qu’on ait le plaisir d’être spontané. Et beaucoup, beaucoup de beaux gens : des nouveaux si vous voulez, des anciens pour se retrouver. Je vous souhaite de renaître de décembre, d’en ressortir avec une nouvelle perspective, un nouveau point de vue.

Je vous souhaite que vous viviez la joie de Noël toute l’année. Et oui, j’assume que c’est hyper hyper quétaine.

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