Be my valentine

Quand j’ai prononcé mon intention de parler du célibat pour mon prochain article (qui tombe, ô surprise, en pleine semaine de la Saint-Valentin), je ne m’attendais pas à susciter autant de réactions. Mon intention était simple : aborder le célibat de front, parce que c’est omniprésent, parce que nous l’avons tous vécu, et surtout, surtout, parce que je sais, pour en être, que cette période de l’année, février et sa froidure, est un bon moment pour se demander sempiternellement par quel miracle on est encore célibataire cette année. Je vais d’abord commencer par une nuance : le célibat n’est pas … Continuer de lire Be my valentine

Renaître de décembre

Le temps des fêtes a toujours été pour moi un temps de réjouissances. Plus je vieillis, plus il devient également temps de gratitude, où je me donne la mission de remercier les gens qui m’ont le plus aidé (ou aimé) durant l’année. Je suis de ceux qui commencent à écouter la musique de Noël à peu près au même temps où la bûche de Noël Vachon se pointe le bout du nez (c’est-à-dire PRESQUE AVANT L’HALLOWEEN). Pourtant, étrangement, cette année, cette euphorie a laissé place à autre chose, une sorte de contemplation. Je crois que j’ai vieilli. Je ne le … Continuer de lire Renaître de décembre

La haine n’a pas gagné

Depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis, je reçois une escalade de nouvelles d’agressions homophobes, transphobes, xénophobes ou, plus simplement, humanophobes. Je ne conteste pas le fait que la montée de Trump ait pu provoquer ce genre de réaction. Par contre, j’ai beaucoup de mal avec l’idée qu’on se fait, particulièrement dans les médias, comme quoi l’élection de Donald Trump a suffi à causer autant de violence. Considérer Trump responsable de ces actes, c’est ne pas considérer franchement et directement les individus qui les posent. C’est refuser d’admettre la liberté de l’agresseur, son choix, son intelligence. Les États-Unis ne sont … Continuer de lire La haine n’a pas gagné

Sweet sixteen ou Lettre à l’ado que j’ai déjà été

Ti-Pou, D’abord sache que je vais t’appeler Ti-Pou parce que c’est maintenant pour moi quelque chose d’affectueux, et une marque de proximité. C’est comme ça que j’appelle les gens que j’aime. Je sais que t’aimeras pas ça parce que c’est infantilisant, mais accorde-moi le droit de te donner au moins cette marque d’affection-là. C’est comme un « Ti-Pou » ironique, si tu veux. Y a un peu de LOL dedans. Okay okay, j’arrête d’essayer de faire le jeune. La première chose, Ti-Pou, c’est que ça vaut la peine de vivre, et de vivre au-delà du sweet sixteen, dans la cour … Continuer de lire Sweet sixteen ou Lettre à l’ado que j’ai déjà été

Un coup de vent dans la face

Je l’ai dit souvent, je le dis encore, je le dirai (probablement) toujours : les Îles-de-la-Madeleine forcent à l’authenticité. Je ne parle pas seulement des gens d’ici. Je parle de cette nature intimidante, cette mer forte, et surtout ce vent qui vous renvoie tout dans la face. Les soirs d’orage nous le rappellent : le temps ici – mais c’est vrai ailleurs aussi, bien sûr – est plus fort que nous. À quoi bon faire semblant alors? À quoi bon être quelqu’un d’autre que soi dans ce petit monde-là? Ce serait être chauvin que de dire que tout le monde est … Continuer de lire Un coup de vent dans la face

L’été de ta vie

Ok, on va parler des vraies affaires un petit peu. Je sais pas si j’ai passé les derniers étés sous une roche, mais il me semble que cette année, le concept de « l’été de ta vie » me rentre particulièrement dedans. Je t’explique en bref : de Facebook à Instagram jusqu’aux conversations courantes, l’idée selon laquelle l’été est la saison qu’il ne faut pas « manquer », cette idée qui nous rappelle qu’il faudrait toujours être quelque part en train de faire quelque chose commence sérieusement à me peser. J’en prends pour preuve le fait que je suis le premier à sentir que … Continuer de lire L’été de ta vie