Les yeux pleins d’eau salée.

Bandeau_chant_des_pistes

Ces jours-ci, je fais des rencontres extraordinaires.

Vous le savez peut-être : onze artistes des Maritimes, de la Manche et des Îles se sont réunis dans le cadre du projet Le chant des pistes, chapeauté par l’organisme AdMare. Ces onze artistes, j’ai la chance de les rencontrer un par un, de leur poser des questions, et même de faire leur portrait. C’est l’occasion pour moi de connaître une multitude de parcours et, surtout, de voir comment les gens d’ailleurs perçoivent notre petit bout de territoire.

Le chant des pistes est une aventure un peu folle. L’organisme AdMare a voulu inviter onze artistes à participer à une résidence-événement aux Îles-de-la-Madeleine. Une « fête pour les artistes », comme le résumait bien Laurène Janowsky, mais aussi une fête pour les Madelinots. Parce que les artistes viennent nous entendre, à travers leur passage. Il n’était pas question d’arriver ici avec des œuvres toutes faites. C’est en entrant en contact avec les Îles, et avec les gens des Îles surtout, que la création doit se faire.

Durant trois semaines (5 au 25 juin), ces artistes explorent, visitent, découvrent et rencontrent. Ils nous invitent à les voir : Jane Motin veut marcher et dessiner avec nous, Marie-Line et Sara découvrent les marches quotidiennes des gens de la Grande-Entrée et de l’est des Îles, Adriana et Ryan récoltent les histoires à l’Abri de la tempête…

À la fin de leur séjour, à compter du 21 juin, chaque artiste présentera au grand public le fruit de son travail. D’ici là, il y a des drapeaux partout sur les Îles, là où les artistes travaillent. Ils sont ouverts à vos questions et à vos histoires. Si vous avez envie de jeter un œil à ce qu’ils font, à comment ils voient les Îles, ils seront plus qu’heureux de vous voir. Ils vous attendent.

Et je vous le dis, ça fait du bien de voir tous ces nouveaux visages avec des étoiles dans les yeux, émerveillés devant ce qui nous paraît parfois, à nous, si quotidien : la mer, la force de nos vents, notre brouillard, notre sable et nos dunes… Et surtout l’esprit de notre communauté.

Parce que ces artistes arrivent avec une véritable envie de s’inscrire dans le paysage, durant leur bref séjour. Et tous les artistes me disent à quel point les gens des Îles sont généreux à leur endroit. Que ce soit par les matériaux prêtés, les lieux recommandés, leur participation active aux projets et leur intérêt pour ce qui s’en vient, on peut dire que les Madelinots savent recevoir. Je ne crois pas être aussi fier d’où je viens que lorsque je vois la sincère reconnaissance de nos visiteurs.

C’est donc un cri d’amour que je vous lance : Nous avons de quoi nous trouver beaux, Madelinots. Et de quoi trouver belle cette Madeleine qui nous porte.

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