Les pas de ma mère, les pas dans la mer

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Crédit photo : Anne-Julie Riou

 

À vingt-quatre ans, ma mère a mis pour la première fois les pieds aux Îles-de-la-Madeleine accompagnée de mon père en vélo, tels des aventuriers explorateurs. Venant de la Gaspésie et appréciant tant les bords de mer, elle s’est fait ce cadeau de venir dans cet endroit entouré d’eau, de falaises et de sable fin. Comme elle, parce que la vie est ainsi faite des fois, je me suis déposée ici pour la première fois dans ma jeune vingtaine. Bien que les années aient passé, j’ai tout de suite remarqué le cachet vieillot des maisons, les gens charmants et accueillants, l’odeur de la mer salée… et je suis tombée en amour avec ces paysages à couper le souffle. Il faut dire qu’aux Îles c’est pas pareil…

 
Tout a commencé quand je voulais venir aux Îles pour me payer des «petites» vacances, mais je voulais y aller longtemps. C’est loin en avion, loin en bateau, loin en voiture… peu importe c’est loin longtemps ! Tu es tellement écarté que tu sens le dépaysement ici, que c’est différent du reste de la province. Tu profites de chaque instant sur cet archipel «couloré» de ressentir le vent, les vagues, la musique… profondément. Après seulement trois jours que j’étais ici que j’avais déjà un million de coups de cœur… et un violent coup de soleil!

 
Je magasinais les avenues pour venir ici et j’ai envoyé ma candidature aux Croisières CTMA, je me disais «on ne sait jamais». J’avais la soif de défis et d’aventures ! J’étais surtout curieuse de voir cette réalité de travailler sur un bateau, ex-fan du Titanic dans ma jeunesse. Ca vaut la peine de s’essayer je vous dirais!

 
Bien sûr, vous devinerez la suite. Je suis encore ici pour débuter bientôt la saison 7 sur le navire comme massothérapeute et professeure de yoga. Heureusement, j’ai le pied marin aujourd’hui.

 
Chaque escale sur la terre des Îles est tellement précieux, des rues pleines de vie, des plages pleines d’histoires, des souvenirs a la pelleté se sont installés ici.
Mais surtout, je marche sur les pas d’une grande voyageuse, d’une femme forte et admirable. Dans les ports, sur le sable, près d’un phare ou dans la mer. Ma mère, que tout me rappelle son nom ici…

 
Madeleine

 

Un texte d’Anne-Julie Riou

 

La trame :

 

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